PODCAST – Julien Fevre, chef opérateur, de Pékin Express aux documentaires animaliers

PODCAST – Julien Fevre, chef opérateur, de Pékin Express aux documentaires animaliers

Julien Fevre est chef opérateur, directeur technique, et droniste pour de nombreux documentaires et programmes TV. Découvrez son métier dans le premier épisode du podcast, Au Générique, par Lightyshare.

Nous sommes très heureux de vous annoncer la sortie de notre nouveau podcast dédié aux créatifs et professionnels de l’audiovisuel : Au Générique ! À partir du 17 mai, une semaine sur deux, Jonathan échange avec une personnalité du cinéma, du web, de la télévision ou encore de la publicité sur son parcours et son métier.

Chefs opérateurs, réalisateurs, photographes, filmmakers, producteurs, ou encore cascadeurs… Nous donnons la parole aux acteurs qui font l’audiovisuel aujourd’hui !

Rendez-vous sur votre plateforme d’écoute préférée et abonnez-vous à Lightyshare pour ne pas manquer la sortie du premier épisode avec Julien Fevre !

“De 50 à -35°c, des hôtels 5* des Seychelles aux hamacs humides de l’Amazonie, avec un kilo de matériel ou quelques dizaines sur le dos, j’ai toujours exercé mon métier de Chef Opérateur avec la même volonté et le même but : celui de capter la meilleure image qui soit pour les films.”

Être payé pour voyager et découvrir la faune aux quatre coins du monde, c’est le rêve que Julien a réalisé pour sa carrière. Passionné depuis son enfance par les animaux et l’image, Julien a toujours voulu allier ses deux passions.

Tout juste de retour du tournage d’un documentaire animalier en Arabie saoudite réalisé par Fabien Lemaire, Julien Fèvre est venu au bureau de Lightyshare pour enregistrer le premier épisode du podcast Au Générique.

D’Échappées Belles (Bo Travail ! / France 5) ou encore Pékin Express (Studios 89 Productions / M6), en passant par Top Chef (Studio 89 Productions / M6), et de nombreux documentaires (politiques, nature, découverte) pour la télévision française, il raconte au micro d’Au Générique comment il est devenu chef opérateur au fil des années.

“Pour moi, un chef opérateur doit maîtriser tout le workflow depuis le début, du choix du matériel jusqu’au rendu final de l’image, et je pense que c’est quelque chose d’essentiel.”

Arabie saoudite 2022 – Photo par Adrien Bouchet

“Dans le documentaire de manière générale, d’autant plus à l’étranger, il faut savoir s’adapter”

De ses premiers tournages à ses plus beaux projets, il nous emmène dans les coulisses de la production audiovisuelle et nous explique les différents enjeux du métier de chef opérateur. Entre les anecdotes de tournage hors-norme, les imprévus à l’étranger, la préparation du matériel, les rencontres dans le milieu de la technique… Découvrez comment Julien a développé sa carrière dans l’image dans le premier épisode du podcast Au Générique, qui sortira mardi 17 mai 2022 !

Julien nous raconte comment il exerce et innove son métier de chef opérateur dans un milieu en constante évolution et qui requiert à la fois une parfaite maîtrise technique et créative.

“Pour le travail de l’image, il est nécessaire de bien connaître les limitations techniques (…) Et on peut vraiment aller aux limites de la technique pour servir la créativité”

Arabie saoudite 2022 – Photo par Adrien Bouchet

Arabie Saoudite 2022 – Photo par Adrien Bouchet

Comment se former aux métiers de la technique, comment choisir le meilleur matériel pour les projets, comment préparer les envois de matériel à l’étranger, comment gérer les imprévus sur les tournages, comment s’adapter et manager plusieurs équipes de tournages à l’étranger, ou encore comment trouver sa place dans le documentaire animalier ?

Autant de questions auxquelles Julien prend le temps de répondre dans le premier épisode du podcast Au Générique. À écouter dès le 17 mai prochain sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer et toutes les plateformes de streaming.

Abonnez-vous dès maintenant pour être au courant de la sortie du premier épisode !

En écoutant l’épisode, découvrez les photos Julien Fevre sur son Instagram !

Au Générique, épisode 1 – Saison 1
Coline Gascon, directrice artistique & photographe.

Coline Gascon, directrice artistique & photographe.

Découvrez le travail et le parcours de notre membre LightyShare Coline Gascon, entre mode, beauté, luxe & projets artistiques.

Tout d’abord, est-ce que tu pourrais me raconter un peu ton parcours ?

J’ai commencé en tant que directrice artistique dans le secteur de la publicité. Un jour lors d’un shooting, j’ai réalisé que j’avais moi aussi envie de produire du contenu créatif. J’ai donc commencé à prendre des cours de photographie, puis j’ai profité d’un séjour d’un an en Australie pour constituer un portfolio. Retournée en France, cela fait maintenant trois ans que j’exerce le métier de photographe dans le domaine de la mode, la beauté et le luxe.

Je pense que j’ai toujours eu envie de devenir photographe. Je ne me sentais simplement pas prête à franchir le pas. Être directrice artistique m’aide aussi, car je parle le même langage que les clients. Photographe et directrice artistique, c’est une double-casquette qui me plaît beaucoup.

Donc tu as décidé de suivre ta passion, en quelque sorte…

Je n’ai clairement pas choisi cette voie pour l’argent, la notoriété… La photo, c’est un moyen de m’exprimer. Je trouve que ce métier apporte quelque chose de positif pour moi et pour les autres. J’essaie de garder un esprit positif et ouvert quand je travaille et quand je manage mon équipe. Quand les gens sont heureux, ils produisent mieux.

J’aime également photographier l’humain, car il y a une connexion qui s’instaure entre le photographe et le modèle. J’aime sublimer la personne, faire ressortir sa beauté, surtout dans mes projets personnels. Et si elle ressort contente de cette expérience, je pense que mon travail est accompli.

Ce que j’aime dans la photo, c’est qu’il y a une sorte de temporalité figée qu’on ne retrouve pas dans la vidéo. Une vidéo est en quelque sorte ancrée dans la réalité, c’est une séquence mouvante que l’on peut suivre. La photo, c’est un instant. Il faut arriver à capturer les émotions, les sensations en un instant, c’est un travail vraiment intéressant. Et dans l’image commerciale aussi, l’intérêt est de transmettre un certain message, il faut qu’il soit compris par le biais d’une image.

« C’est important de garder une dimension de partage, d’ailleurs c’est pour ça que j’aime beaucoup votre plateforme »

Tu évolues dans le domaine de la mode, de la beauté et du luxe…

Je travaille surtout dans le domaine de la mode, dans l’image commerciale. J’ai toujours été attirée par le tissu, l’association de vêtements. Mais au-delà de ça, ce qui me plaît beaucoup c’est le travail d’équipe. Je manage plusieurs corps de métiers tout en profitant de leur expérience. L’équipe partage ses compétences pour créer l’image, et c’est ça que j’aime. On ne fait jamais une image seul(e). Chaque personne est essentielle à sa construction. C’est important de garder une dimension de partage, d’ailleurs c’est pour ça que j’aime beaucoup votre plateforme. Elle me permet de rencontrer d’autres personnes. En soi, nous autres photographes, nous ne nous rencontrons jamais.


Es-tu la directrice artistique en charge sur tes projets ?

Je m’occupe de la direction artistique sur tous mes projets. Soit je suis en charge, soit je travaille en collaboration avec un autre directeur artistique. Les clients viennent justement me voir pour cette double-casquette. Certains ont des ébauches d’idées donc je traite directement avec eux pour construire un concept créatif. Parfois les marques commencent, ou changent d’identité, là je travaille avec elles en tant que directrice artistique. Dans ce cas, comme c’est un travail sur l’identité de marque, on ne va pas shooter tout de suite. Il y a toute une réflexion en amont.

Sinon je travaille pour des agences de pub en tant que prestataire: elles ont donc déjà des idées précises et chartées sur la direction artistique, et font appel à mes services car je corresponds à ce qu’elles recherchent en terme d’images.

Je travaille sur trois ou quatre projets différents par mois. C’est toujours varié en terme de missions et de création. Ca me plait !


Qu’est-ce que tu utilises généralement comme matériel ?

Je travaille majoritairement avec mon Canon 5D Mark III. C’est du matériel que je maîtrise bien. Parfois, je loue d’autres équipements. Du côté technique, je n’ai pas de problème à apprendre le fonctionnement d’un autre boitier. Je suis toujours plutôt curieuse de tester différents modèles. J’ai aussi parfois shooté en argentique pour certains projets.

Tu as des projets personnels aussi, je suppose ?

Oui, j’en ai ! En général j’essaie de travailler les idées en profondeur. En ce moment, je travaille sur une série de photos sur la femme. Je caste des femmes dans la rue, de tous types d’âges, d’origines, de corps… J’associe chaque femme à une couleur puis je fais des photos qui sont d’apparence commerciale, de beauté, mais avec des supports de corps qui sont totalement différents de ce qu’on a l’habitude de voir dans la publicité.

Ce projet de femmes est le projet auquel j’ai consacré le plus de temps cette année. J’étais plus intéressée par le fond que par la forme, c’est un projet que j’avais envie de faire depuis longtemps. J’ai été inspirée par mon quotidien, j’entends et je vois trop de femmes autour de moi qui critiquent et sont critiquées… Ce n’est pas leur faute, finalement, parce qu’on ne voit qu’un seul canon de beauté dans les pubs, sur nos écrans, dans les journaux… J’avais vraiment envie de montrer que la beauté est partout, qu’il n’y a pas qu’un seul type de beauté.

L’idée serait d’en faire un portfolio à montrer aux marques après, et peut-être que ça poussera à faire d’autres types de visuels. Je ne suis pas contre le mannequinat, loin de là ! Mais en tant que femme, je trouve ça important de montrer tous types de corps, de morphologies… J’essaie de faire de l’image positive, c’est pour ça que mon travail est assez coloré et plutôt jovial.

« Je pense souvent au spectateur quand je travaille. »

On n’a parlé que de photo pour l’instant, mais est-ce que tu fais aussi de la vidéo ?

J’en fais aussi ! On m’a demandé de réaliser un clip l’année dernière, pour l’artiste Léon. C’était mon premier gros projet vidéo. Ça m’a beaucoup plu car c’est assez proche de la photographie, mais en même temps différent de ce que je fais d’habitude. C’est un projet de plus grande ampleur en terme d’organisation, d’arborescence… J’ai mis du temps à le réaliser d’ailleurs, 6 à 8 mois ! J’ai suivi le projet du début à la fin, donc je voulais bien faire.

Dans ce projet, j’ai fait l’écriture et la réalisation du clip. On m’a laissé carte blanche donc j’ai vraiment pu explorer et apprendre. J’ai travaillé avec des corps de métiers que je ne connaissais pas, et mon travail de photographe m’a aidée aussi. Je pense que ça se voit dans le clip, que je suis photographe. Il y a beaucoup de plans fixes qui s’enchaînent.

La vidéo est un support qui m’intéresse. Je pense développer et explorer ce domaine tranquillement, au gré de projets personnels. J’ai encore beaucoup à apprendre en vidéo.

Je considère la photo et la vidéo comme un outil, car il y a des techniques qui m’intéressent. Je fais beaucoup de cinémagraphes, des gifs, la suite logique c’est la vidéo. Et je pense être amenée à faire pas mal de vidéos à l’avenir, c’est quelque chose qu’on demande de plus en plus aux photographes.

Est-ce que tu as d’autres projets personnels à venir ?

J’aimerais continuer ma série de photos sur les femmes. C’est un projet qui me permet de rencontrer beaucoup de personnes, c’est formidable ! Je pense qu’il pourra durer assez longtemps, car il traite d’une thématique au contenu infini. Je t’ai dit tout à l’heure que je voulais en faire un portfolio, mais pourquoi pas un livre aussi car je commence à avoir beaucoup de portraits… C’est vraiment un sujet qui me plaît, d’ailleurs j’ai envie de continuer à l’explorer en vidéo.


Retrouvez Coline Gascon sur les réseaux : Behance, Facebook, Instagram, site web

Priska, l’artiste en symbiose avec la danse et la musique

Priska, l’artiste en symbiose avec la danse et la musique

Membre de la communauté Lightyshare, Priska est un passionné de vidéo et de danse.
Du fameux jeu PopCorn TV à ses clips de danse, il a réalisé de nombreux projets où la danse et la musique sont toujours présentes et indissociables.
Lightyshare vous propose d’entrer dans l’univers de Priska, cet artiste aux multiples facettes.

LightyShare : Avant toute chose, j’ai entendu dire que tu avais un parcours assez atypique…

Priska : Effectivement, je suis ingénieur informatique de formation, mais j’ai aussi toujours été très créatif. Pendant mes études, j’ai eu la chance d’arriver lors des prémices de la création digitale, ce qui m’a permis de m’exprimer. J’ai fini par atterrir dans une agence de pub en tant que développeur flash. Cela m’a permis de rencontrer de vrais créas et de me former auprès d’eux à l’utilisation de tous leurs outils comme Illustrator, After Effects, Premiere…

« Je me perçois comme un couteau suisse. »

J’étais aussi danseur hip-hop à l’époque. J’ai mis à profit mes compétences en faisant des flyers, affiches et sites web pour mes amis danseurs… Mais je les ai surtout filmés ! J’ai donc appris « sur le tas » et grâce aux tutos en ligne. Et tout ça m’a conduit où j’en suis aujourd’hui. Mes journées sont toutes différentes : tournage, montage, typographie pour un logo… Bref, pas le temps de s’ennuyer !

Peux-tu nous parler de PopCorn TV ?

C’est un projet que j’ai créé avec un copain, Romain Zitouni, autour du thème du cinéma. La première version s’appelant PopCorn Garage. Le principe : retrouver tous les titres de films à partir de références dissimulées dans un garage.

Nous avons été surpris du succès à sa sortie, puis nous avons décidé d’en faire un deuxième dédié aux séries télévisées : PopCorn TV. On a passé 5 mois à chercher des séquences de série en HD que je montais au fur et à mesure… Le résultat : une vidéo qui représente mon plus gros travail à ce jour.

Tu as aussi travaillé sur un autre gros projet, « Locking4Life »

Oui, c’était mon premier grand projet artistique. Avec Gemini, un ami danseur hip-hop qui pratiquait le locking, on se demandait comment rendre cette danse plus moderne et accessible au grand public. C’est ce qui a donné naissance à Locking4Life, en 2005.

locking4life1
Locking4Life

C’est à travers ce projet que j’ai réalisé mes premières vidéos ! J’avais toujours ma caméra dans les mains — une Nikon D90, puis un Canon 7D. Maintenant, je travaille avec un Sony A7S.
Le projet a pris une ampleur spectaculaire, il y a beaucoup de followers sur les réseaux… Je ne gère plus vraiment ce projet. La communauté a désormais ses propres ambassadeurs qui portent le message auprès des nouvelles générations.

« Pour résumer, Locking4Life est vraiment LE projet qui m’a plongé dans la vidéo de danse. »

LOCKING4LIFE – Get Down (Part 1) Featuring Vovan, Funky-J, LMC Lockers, Manu, Candy Man

Aujourd’hui, tu fais des vidéos de danse, et pas seulement de locking…

Oui, je me suis ouvert à d’autres styles de danse et de vidéos. J’essaie de mixer un peu tous les genres. Je me sers beaucoup de mon expérience d’ancien danseur pour insuffler du rythme pendant le montage. La danse, c’est justement une question de rythme, donc si le mouvement n’est pas synchronisé avec la musique, ça n’a pas de sens.

J’accorde beaucoup d’importance à la respiration aussi, il y a des moments plus cools, des pauses… J’essaie d’assembler les plans de façon cohérente, d’insuffler un vrai rythme au montage qui va se transmettre au spectateur de la vidéo. L’édition, c’est une tâche minutieuse mais que j’adore.

Odile

En amont de tout ce travail de montage, est-ce que tu connais la chorégraphie avant de la filmer ?

Généralement non. Il faut savoir qu’il y a beaucoup de freestyle dans le monde de la danse. Ils improvisent sur le moment. J’apprends la chorégraphie en même temps qu’eux en quelque sorte. On s’échauffe tous en même temps : les danseurs repèrent les enchaînements qu’ils vont faire, et moi je repère les mouvements de caméra qui vont les suivre.

« mon objectif, c’est de faire de la réalisation de courts-métrages. »

En ce moment je filme des formats freestyle ainsi que des cours de danse. Mais mon objectif, c’est de faire de la réalisation de courts-métrages. J’aimerais tourner avec des acteurs qui racontent une histoire tout en gardant la danse et la musique qui me sont très chères. Ça se rapprocherait de la comédie musicale.

Qui sont les danseurs avec qui tu travailles ?

Ce sont généralement des danseurs que je connais. C’est plutôt moi qui les choisis à vrai dire, car je ne peux pas filmer quelqu’un dont je ne sens pas la danse. Il me faut un échange, une vraie synergie avec les personnes que je filme, surtout quand il s’agit de freestyle. J’ai vraiment besoin de vibrer avec la musique, avec la danse et avec le danseur. Avec certains, j’arrive même à anticiper les mouvements. La caméra et la danse ne font plus qu’un.

AURUM II – Atelier Création avec Willy Laury & Prince Credell

Est-ce que tu aurais des conseils à donner à de jeunes réalisateurs qui voudraient se lancer dans ce type de vidéos ?

Évitez les mouvement peu variés : on avance, on recule, on avance, on recule…
L’important c’est de bien comprendre la rythmique. Il faut écouter : la danse, c’est un langage. Il y a des émotions qui sont communiquées. La personne qui filme doit les déchiffrer, comprendre l’énergie qu’on lui envoie et la transmettre ensuite par l’intermédiaire de la vidéo.

Tout ça va se retranscrire dans ses choix de plans, de transitions, de mouvements de caméra… et après dans son montage. Il faut de la rythmique et une certaine sensibilité aux mouvements pour comprendre le danseur.

« Je prête plus attention à ce que l’on fait avec le matériel plutôt que le matériel en soi. »

Est-ce qu’il y a du matériel en particulier que tu affectionnes, en terme de rendu par exemple ?

J’ai commencé à tourner avec un Nikon D90 il y a plus de 15 ans. Je savais que ce n’était pas la meilleure en terme de qualité mais au moins je savais l’utiliser. Je prête plus attention à ce que l’on fait avec le matériel plutôt que le matériel en soi.
J’ai pour habitude d’user mon matériel jusqu’à la corde. Je déteste le gaspillage électronique, donc je le rentabilise au maximum. Et quand je sens que j’ai atteint les limites de l’appareil, je change. D’ailleurs, je pense que je vais devoir remplacer mon A7S bientôt…

« C’est aussi pour ça que j’utilise Lightyshare, ça me permet de tester le matériel. »

Tu nous as parlé de tes caméras, et qu’est-ce que tu utilises en terme de stabilisateurs, gimbals…

J’ai un Zhiyun Crane 2, l’équivalent du Ronin S. Je l’ai acheté l’année dernière. Avant, je ne stabilisais qu’avec mes bras. Je sens que j’atteins ses limites, mais ma priorité est d’abord de changer de caméra.

C’est aussi pour ça que j’utilise Lightyshare, ça me permet de tester le matériel. Je pense qu’un jour je franchirai le pas : je louerai une RED et je verrai ce que je peux faire avec !

On l’a peu évoqué, mais tu fais aussi beaucoup de photo !

Oui, mais c’est vraiment un projet personnel. En fait, je me sers de la photo pour améliorer la vidéo. Quand je filme, je vais traiter l’image avec un œil de photographe, je vais rechercher la perspective, le point de fuite… Et ça se retrouve dans mes vidéos. Ce sont des choses que j’apprécie, des lignes visuelles que j’aime avoir.

Dernière question : peux-tu m’en dire plus sur tes prochain projets ?

J’ai déjà des idées pour plusieurs projets. Je veux que ce soit des comédies musicales. Il y aura forcément de la musique et de la danse. Ma référence ultime : West Side Story.


Retrouvez Priska sur les réseaux sociaux : Instagram (1 et 2), Vimeo, Behance, site web, Facebook, Twitter

Autres articles susceptibles de vous intéresser : Alexis Néret, réalisateur, nous raconte son dernier tournage, Comment éclairer une scène en lumière naturelle ?, Freebooting : que faire si l’on vous vole votre vidéo ?

Interview : Florent Aceto pour Action contre la Faim

Interview : Florent Aceto pour Action contre la Faim

Florent Aceto est photographe et réalisateur indépendant. En 2016, il crée l’agence Wildbee, spécialisée dans la production vidéo. Il nous raconte son expédition en Irak et en Jordanie en octobre 2018 pour Action contre la Faim.

Florent, parle-moi de ce projet pour Action contre la Faim :

C’est un projet sur lequel j’ai été amené à travailler par le biais de mon agence, Wildbee. Ce projet a eu lieu en octobre dernier (2018), le tournage a duré une dizaine de jours. J’ai suivi deux professeurs français dans le cadre de la Course contre la Faim, un événement organisé par l’ONG. Cet événement a lieu dans les écoles françaises, et c’est la première fois dans l’histoire d’Action contre la Faim que des professeurs partaient sur le terrain pour découvrir les programmes qui sont mis en place. J’ai été mandaté pour réaliser le reportage de cette visite, et donc d’aller au contact des bénéficiaires et des équipes de l’ONG en Irak (au Nord) et en Jordanie.

Un camp de réfugiés - ©Florent Aceto
Un camp de réfugiés – ©Florent Aceto

Comment prépare-t-on un tournage en Irak et en Jordanie ?

C’est vrai qu’il y a normalement beaucoup de contraintes. Il faut bien sûr obtenir une autorisation de tournage sur le territoire, des visas dans un cadre humanitaire… Comme ce projet était dirigé par Action contre la Faim, c’est plutôt leurs équipes qui se sont chargées de la production. En terme d’administration, ils bénéficient du statut d’ONG donc c’est un peu particulier.

J’ai également suivi une formation de sécurité dispensée par des anciens militaires et humanitaires, obligatoire depuis 2018 pour les équipes humanitaires et le personnel extérieur comme moi. Cette formation dure 3 jours, on apprend à réagir en cas d’éventuelles attaques, prises d’otages, etc. De nombreux journalistes suivent aussi cette formation, c’est recommandé quand on part dans des pays « à risque ».

Et puis il y a bien sûr la liste matériel, je pense que c’est surtout ça qui t’intéresse (rires). Il faut trouver le matériel qui conviendra le mieux à ce type de projets, sachant qu’il faut être mobile et pas trop lourd. Là, j’étais tout seul dans l’équipe technique — j’étais cadreur et JRI (journaliste reporter d’images, NDA) — donc je voulais une caméra qui donne de belles images sans être trop contraignante en terme de poids. J’ai cherché parmi des loueurs plus « classiques » et sur LightyShare, et je suis tombé sur le pack Canon EOS C200 loué par Aurélien. C’était l’offre la plus intéressante en terme de prix, et puis j’ai eu un bon feeling avec Aurélien. Je l’ai bien entendu rassuré sur le cadre et les conditions de sécurité dans lesquelles j’allais filmer (rires).

Florent Aceto et sa caméra - Crédit photo ©Forent Aceto
Florent Aceto et son matériel – ©Forent Aceto

Est-ce que tu as rencontré des problèmes relatifs aux conditions climatiques et météorologiques de la région ?

Ca n’a pas posé de problème au niveau du matériel, heureusement ! C’est vrai que nous avons eu un peu de tout : la pluie, la chaleur, les tempêtes de sable… Pour le sable, j’avais prévu le coup. Lors de la formation de sécurité, un des militaires m’avait conseillé d’emporter du strap élastique comme on trouve dans les pharmacies, pour envelopper la caméra. Je n’en ai finalement pas eu besoin ; quand nous étions bloqués dans la tempête j’ai utilisé une sorte de foulard, c’était suffisant. Bon, la caméra était un peu poussiéreuse en rentrant, donc je l’ai soigneusement nettoyée avant de la rendre à Aurélien (rires).

As-tu d’autres anecdotes, ou des événements marquants, de ce tournage à nous partager ?

Pas d’anecdotes particulières, mais c’est vrai que le contexte du tournage en lui-même était assez marquant. Nous avons visité un camp de réfugiés syriens en plein désert jordanien. C’est forcément impressionnant de voir un camp de 40 000 personnes, qui devient un peu comme une ville, finalement. C’est un agencement très bien organisé de petits baraquements, de tentes, d’abris construits par des ONGs. Il y a dedans une population qui vit tant bien que mal, dans une période de transition qui peut durer déjà depuis 4 ou 5 ans selon les familles. C’était un point clef du tournage.

Je pense aussi qu’on a tous été émus par les enfants. Surtout pendant la tempête de sable, qui s’est levée pendant la sortie des classes — il y a 4 petites écoles dans le camp. Voir les enfants courir comme n’importe quels autres enfants, évoluer dans cet environnement hostile, c’est vraiment émouvant. Donc non, pas d’anecdotes, mais des moments marquants et forts. C’est un contexte particulier, tellement loin de ce qu’on peut vivre en France, ou ailleurs.

Les enfants dans la tempête de sable - ©Florent Aceto
Les enfants dans la tempête de sable – ©Florent Aceto

Après, sur le reste du voyage, j’ai beaucoup apprécié l’Irak. Surtout la population locale, on a été super bien accueillis partout. C’était assez impressionnant de voir comment travaillent les grosses ONGs comme Action contre la Faim. On se rend vraiment compte de tous les procédés mis en place pour aider les populations. D’un point de vue extérieur, on a du mal à visualiser. On sait qu’il y a des demandes de dons, mais certains disent que l’argent est mal utilisé, parfois détourné… Pour avoir vécu l’expérience, j’ai réalisé qu’il y avait vraiment beaucoup de travail et les équipes font de réels efforts pour faciliter le quotidien des populations locales.

Est-ce que voir tout ça t’a influencé dans le montage, est-ce que tu avais déjà une direction de réalisation précise…?

Je n’avais pas vraiment d’idée d’orientation technique ou esthétique précise. Pour moi, la mission n°1 était déjà d’avoir des images. Avant le départ, on ne savait pas trop ce qu’on allait pouvoir filmer ou pas. Tout s’est fait vraiment comme un reportage, en impro. Donc l’objectif en terme d’esthétique c’était d’avoir les images les plus qualitatives possibles. Les plus proches de la réalité aussi, bien entendu. L’idée était de retracer le plus fidèlement possible le voyage des deux professeurs dans le premier film que nous avons sorti. Il y en a encore deux autres en cours de montage. L’un est spécifique à l’Irak, et l’autre à la Jordanie.

Reportage réalisé par Florent Aceto en Irak et Jordanie à l’occasion d’une visite de programmes humanitaires par deux professeurs français, participants de la CCF.

Pour les deux autres vidéos qui vont sortir, l’objectif est de montrer les programmes qui sont mis en place là-bas. Le public verra comment Action contre la Faim utilise l’argent des dons.

Je suis assez satisfait du rendu, malgré le temps très court de tournage — on ne restait chaque fois sur place qu’une heure ou deux pour des contraintes de sécurité. Satisfait de la caméra aussi, elle est simple d’utilisation, le rendu image et son est satisfaisant à un niveau professionnel.

Quels sont tes prochains projets ?

Je travaille sur pas mal de petits projets en ce moment, sans compter le montage des deux autres films pour Action contre la Faim. Dernièrement, nous avons réalisé le clip vidéo d’une artiste indépendante. Il y a également une série de vidéos pour une startup en préparation, des captations, des reportages…

Mais le plus gros projet de l’année, qui nous tient depuis un bout de temps, c’est le studio. On a ouvert un plateau de tournage à Montreuil dans une ancienne usine, il y a un peu plus d’un an, avec un cyclorama 3 faces. C’est un projet qui nous demande du temps mais qui est en train de prendre de l’ampleur. On l’a d’ailleurs mis en location sur la plateforme LightyShare, j’espère que cela amènera du monde (rires).


Retrouvez Florent sur les réseaux sociaux : FacebookTwitterInstagram, LinkedIn

Autres interviews susceptibles de vous intéresser : Alexis Néret, réalisateur, nous raconte son dernier tournage, Valentin Meaux, co-réalisateur & directeur de la photographie

PhotoPresta, un service dédié aux photographes !

PhotoPresta, un service dédié aux photographes !

En intégrant le campus Station F, nous avons pu faire la rencontre de Bastien et Fayçal les deux co-fondateurs du site PhotoPresta.  

PhotoPresta, c’est la plateforme qui permet de trouver facilement un photographe pour son événement, partout en France, quelle que soit la date, et peu importe le budget ! Pour les photographes – 1300 professionnels et amateurs actuellement inscrits sur la plateforme – c’est la possibilité de trouver de nouveaux clients pour des mariages, des événements professionnels, des portraits…

On en a donc profité d’être voisin de bureau pour leur poser quelques questions  !

Pouvez-vous nous présenter PhotoPresta en quelques mots ?

PhotoPresta est une plateforme de mise en relation simple et intuitive destinée à démocratiser l’accès à la photographie. D’un côté, des centaines d’offres de photographes, rangées par catégories – mariage, portrait, EVJF, séminaire, soirée…, de l’autre des particuliers et des entreprises qui font leur recherche.

La transparence est au coeur de PhotoPresta. Les prix, la disponibilité, les portfolios, les avis clients sont disponibles sur le site pour permettre à celui qui recherche son photographe de le trouver facilement, en ayant tous les éléments en main. Et les frais de déplacement sont déjà inclus dans les prix affichés : pas de mauvaise surprise donc !

Combien de photographes sont aujourd’hui référencés sur votre plateforme ?

Aujourd’hui, nous comptons exactement 1374 photographes inscrits sur le site, un nombre qui grandit chaque jour un peu plus. Parmi ces 1374 photographes, on trouve des professionnels, mais également des amateurs. La porte est ouverte à tous les photographes !

J’ai pu voir que de nombreuses sociétés vous font déjà confiance pour trouver leurs photographes. Quels types de prestations peut-on obtenir grâce à PhotoPresta ?

En effet, nous avons eu plaisir de mettre en relation de grandes entreprises comme Bio C Bon, Michel & Augustin, Mercure, Colas, AB Tasty (…) avec certains de nos photographes professionnels spécialisés en corporate. Parmi les prestations réalisées : des séminaires, des portraits de collaborateurs, des soirées événementielles, et des packshots produits.

Pour ces entreprises, nous jouons le rôle d’agence : une fois leur brief reçu, nous allons leur présenter des photographes disponibles, ainsi que leur portfolio et le tarif demandé pour y répondre. Ainsi, l’entreprise n’a qu’à sélectionner le photographe qui lui convient. On ne peut pas faire plus simple, plus économique, et plus transparent !

Doit-on forcément avoir un statut professionnel pour être référencé sur votre plateforme ? (SARL / Auto-entrepreneur..)

Non, on peut également être un passionné de photographie et faire quelques prestations pour des particuliers. Pour des mariages et des baptêmes par exemple.

Attention cependant, les règles ne sont pas les mêmes ! Nous encourageons tous les passionnés qui souhaitent en faire une activité récurrente de prendre un statut d’auto-entrepreneur afin d’être en conformité avec leurs obligations fiscales et avec la loi. Nous avons un vrai devoir d’éducation à ce sujet, et nous tâchons de le faire du mieux possible. Des rappels sont fréquemment envoyés aux photographes amateurs, leur compte est bloqué au bout de 3 prestations rémunérées réalisées au cours d’une même année…

L’inscription est-elle gratuite ?

L’inscription est totalement gratuite ! Nous nous rémunérons uniquement via une commission sur les contrats signés (10%HT pour un photographe professionnel, 20%HT pour un photographe amateur).

Nous pensons que c’est le meilleur moyen d’avoir une relation de confiance avec les photographes de notre communauté : nous ne leur promettons pas monts et merveilles contre un abonnement qui pourrait ne rien leur apporter, et nous avons tout intérêt à leur ramener des clients pour financer notre développement.

Retrouvez PhotoPresta sur leur site internet, Facebook et Twitter.

Alexis Néret, réalisateur, nous raconte son dernier tournage

Alexis Néret, réalisateur, nous raconte son dernier tournage

Membre de la communauté LightyShare, Alexis Néret, 27 ans, est un comédien, réalisateur, metteur en scène et scénographe.

Comédien, réalisateur, peintre… Racontez nous votre parcours, qu’est ce qui vous a amené à l’audiovisuel ?

« J’ai commencé au théâtre quand j’étais enfant, je suis comédien de formation. D’ailleurs, je continue de jouer dans des pièces. Je n’ai jamais arrêté le théâtre, j’adore ça !

Mais à un moment j’ai essayé de voir un peu partout. Être comédien c’est bien, mais j’avais envie de créer par moi-même et d’avoir de la liberté.

Du coup, je me suis dit « j’ai des idées donc je vais essayer de réaliser mon premier court métrage », qui n’a pas été un grand succès. Je n’ai pas fait de formation classique dans le milieu scolaire, alors pour avoir de l’expérience, je suis passé à l’assistanat réalisation et à la régie pour apprendre sur les plateaux. J’ai tout appris sur les plateaux. »

Vous faites parti d’un collectif, We Are Made. Comment vous êtes-vous connus ?

« On s’est connus grâce à nos expériences dans l’assistanat de plateaux. On a fini par construire toute une équipe, comme une famille avec qui nous travaillons tous le temps.

C’est un collectif de 15 personnes, constitué de tous les postes. On est tous très polyvalents, on peut tous passer du montage à la réalisation, ou être devant la caméra.

On a réalisé pas mal de projets ensemble : une web série, un moyen-métrage, la compétition 48h Film Project… Et Marguerite, notre court-métrage. »

Parlez-nous de votre court métrage, Marguerite

« À la base, c’est un projet que j’ai écrit pour le Nikon Film Festival, qui durait donc 120 secondes. Et j’ai eu envie de pousser le projet, donc j’ai écrit la suite pour le présenter officiellement à Cannes.

Marguerite est un court-métrage fantastique. C’est la rencontre entre un homme et le fantôme d’une femme. Au fil du temps, elle lui révèle certaines choses et lui fait ressurgir des souvenirs oubliés. Ainsi, par toute une série de flashbacks on reconstitue son passé. »

Et techniquement, comment avez-vous procédé ?

« Techniquement le court-métrage a été possible grâce à LightyShare et à Gabriel (ndrl : propriétaire sur LightyShare), qui nous ont permis de louer une caméra de cette qualité à un coût moindre.

J’ai fait moi-même un storyboard de 25 pages qui m’a pris 2 jours. Ensuite on a tourné le court métrage en 4 jours, avec une équipe de 20 personnes, dans un château à 3h de Paris.

Il a aussi fallu rendre crédible le fantôme, grâce à une superposition de couches en shootant plusieurs fois sur plusieurs fonds différents, et également grâce à du maquillage FX. Mais surtout, on a quelqu’un de l’équipe qui réalise les montages et qui est spécialisé en effets spéciaux.

On a également dû faire quelques concessions de réalisation pour cause de moyens en privilégiant uniquement des plans fixes pour certaines scènes. »

Pour ce projet vous avez loué la Red Epic Dragon sur LightyShare, pourquoi ce choix de caméra ?

« Avant tout pour la possibilité de filmer en 6K, notamment pour les effets spéciaux mais aussi toutes les possibilités qu’elle offre. La qualité d’image et le grain sont géniaux. »

Quand pensez-vous que l’on pourra voir Marguerite ?

« Dans un premier temps il y aura seulement une projection pour présenter le film. Puis on le présentera dans des festivals en France et à l’international.

Par la suite, il sera publié sur internet mais ce n’est pas prévu pour tout de suite. On réalisera peut-être un petit teaser pour les plus impatients ! »

Nous remercions de nouveau Alexis pour son temps, et souhaitons longue vie à son film Marguerite !