Réaliser un film, c’est résoudre des problèmes

Réaliser un film, c’est résoudre des problèmes

Tous les tournages impliquent des problèmes à régler, quelles que soient la simplicité des scènes ou l’importance du budget de production. La résolution des problèmes sur un tournage fait intrinsèquement partie de la production audiovisuelle.

Réalisateur de Lights Out ou du film Annabelle 2, David F. Sandberg a démarré par la réalisation de courts-métrages sur YouTube sous le pseudonyme de Ponysmasher. C’est d’ailleurs ainsi que James Wan (réalisateur et producteur des films Saw) l’a repéré et lui a proposé de produire son premier long métrage : Lights Out (« Dans le noir »), adapté d’un court-métrage publié sur sa chaîne Youtube.

Le passage de Youtube au grand écran avec des budgets de + 100M$ n’a cependant pas arrêté David F. Sandberg à officier sous son pseudonyme, puisque il continue de poster de nombreux contenus sur sa chaîne.

L’une des dernières en date est la vidéo « The Problem Solving of Filmmaking ». Il y décortique deux scènes de son dernier long-métrage Shazam. Il analyse quelques problèmes auxquels il a fait face et pourquoi les scènes finissent ainsi dans le film.

À travers cette vidéo David Sandberg, aborde 3 thématiques : 

1 – On verra ça en postprod

L’une des phrases régulièrement entendues sur un plateau de tournage (qui est d’ailleurs le titre d’un super groupe Facebook). Sandberg raconte comment ils ont passé des jours à effacer les câbles et techniciens qui aident Shazam à voler sans se rendre compte qu’une partie de l’équipe technique était dans le champ… Découvrant cette erreur trop tard, il a décidé d’ajouter des objets devant l’équipe technique pour les intégrer à la scène.

2 – Réécrire sur le plateau

Sandberg raconte aussi qu’il a modifié son script pendant le tournage. En effet, le calendrier d’une actrice avait changé… Il a également dû modifier certaines mises en scène pour respecter la logique du film.

Face à un imprévu, il est souvent plus intéressant de modifier le script sur le plateau plutôt que de reprogrammer le tournage (surtout sur ce genre de production) ! 

3 – Tout était prévu

À la fin de la vidéo, Sandberg s’amuse avec les analyses et retours qu’il a eus sur son film. Comme il le montre dans les deux points précédents, certains choix de réalisation ont été modifiés sur le tournage, certaines scènes ont été réécrites. Pourtant certains spécialistes et autres critiques peuvent prendre ces erreurs comme des choix de réalisation ou d’écriture réfléchis et poussés…. Alors que ce n’est pas le cas !

Comme il le dit, tout le monde fait des erreurs et si jamais quelqu’un vous félicite pour un plan que vous savez raté / tourné différemment que ce que vous aviez prévu, souriez et remerciez le simplement 😉


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Quelques conseils pour réussir son incrustation sur fond vert

Quelques conseils pour réussir son incrustation sur fond vert

Très utile pour des plans sci-fi ou autres effets, l’incrustation sur fond vert est parfois difficile à gérer. Nous vous proposons quelques conseils pour faire de belles prises et vous faciliter le travail en post-production.

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Fond vert ou fond bleu ?

En tournage numérique, on utilise généralement un fond vert. C’est la couleur primaire la mieux captée par les caméras, car sa luminance est plus élevée que pour le bleu ou le rouge. La plupart des caméras numériques fonctionnent selon la matrice de Bayer, c’est-à-dire qu’elles captent un plus grand nombre de photosites verts. Par ailleurs, le vert est aussi la couleur la plus éloignée des différents tons de la peau. Enfin, le fond vert sera privilégié lors de tournages à l’extérieur, tout simplement parce que le ciel est… bleu.

Le fond bleu est quant à lui plutôt utilisé pour les tournages à la pellicule argentique. En tournage numérique, on s’en sert si le sujet filmé contient du vert (vêtements, feuillage…). On notera également que l’utilisation d’un fond bleu requiert plus de luminosité que pour un fond vert. Et dans les deux cas, le vert ou le bleu doivent être le plus « pur » possible.

Conseil n°1 : bien séparer le sujet du fond

Conseil qui peut paraître évident, mais avoir un sujet correctement mis en valeur facilitera l’incrustation sur fond vert en post-production. Pensez pratique. Comme nous le disions au-dessus, ne faites pas porter des vêtements verts à un personnage si vous comptez utiliser un fond vert ; idem pour le bleu. Au-delà de cette évidence, distinguer ses acteurs du fond se fait par l’éclairage. Un sujet bien éclairé facilitera le Keying après, car la distinction entre les couleurs sera plus prononcée.

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Conseil n°2 : penser à l’éclairage !

Plusieurs choses concernant l’éclairage. Tout d’abord, votre éclairage variera selon la texture de votre fond. Un mur peint en vert ne réfléchira pas la lumière de la même manière qu’un tissu vert. Avant de placer les personnages, il faut que le fond soit le plus lisse et uniforme possible. Attention donc aux plis de tissu, aux ombres des acteurs…

Il faut éclairer le sujet de manière à ce qu’il se détache suffisamment du fond, mais il faut également prendre en compte la lumière de la scène dans laquelle il sera incrusté. Cela peut paraître évident, mais il est important de bien renseigner les différents éclairages de l’ensemble des scènes à tourner en studio. Cela évitera de s’arracher les cheveux en post-prod à cause des incohérences de lumière… Pensez également à vérifier qu’il n’y a pas de reflets verts causés par le fond sur les acteurs.

Enfin, on vous conseille de regarder cette vidéo de la chaîne Youtube « La Vidéo Tout Simplement », qui explique très bien comment utiliser son fond vert.

Nous avons hâte de voir vos montages !


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Comment éclairer une scène en lumière naturelle ?

Comment éclairer une scène en lumière naturelle ?

Vous filmez une scène extérieure mais vous ne savez pas comment l’éclairer ? Alors cette vidéo est faite pour vous ! ☀️

Les prises de vue extérieures s’avèrent être parmi les plus difficiles à contrôler, votre production est un peu à la merci de Dame Nature. Dans ce genre de situation, savoir contourner les modificateurs de lumière au fur et a mesure de la journée peut vraiment vous aider. Vous pourrez tirer avantage de l’éclairage naturel et en profiter pleinement.

Cette vidéo a été postée par la chaîne du fabricant Aputure. Dedans, David Carmichael (de Corridor Digital) conseille sur la façon de tourner non seulement en extérieur avec quelques réflecteurs, mais à différents moments de la journée.

Jetez un coup d’œil ci-dessous ⬇️

Ce qui est délicat quand on tourne à l’extérieur, et la principale raison pour laquelle les gens n’aiment pas avoir à le faire, c’est qu’il y a beaucoup de facteurs environnementaux qui modifient la lumière du soleil. Les nuages, les arbres, les bâtiments, la rotation de la Terre peuvent tous affecter l’intensité et la consistance de la lumière.

Planifier et préparer son shooting est donc essentiel pour être dans les meilleures conditions possibles et éviter de faux raccords.

C’est pourquoi il est important de savoir comment la lumière change aux différents moments de la journée. Cela vous permettra de savoir comment contrer, par exemple, la lumière très vive et très forte du soleil de midi, ou l’éclat très doux et coloré d’un coucher de soleil. 🌅

Avez-vous des conseils sur l’utilisation de réflecteur pour éclairer des scènes extérieures ? Faites-le nous savoir dans les commentaires ci-dessous.


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Différentes sources de financement possibles pour son film

Différentes sources de financement possibles pour son film

Vous préparez un nouveau projet, peut-être est-ce même votre tout premier ? Les idées prennent forme et il faut maintenant les réaliser. Mais vous vous trouvez bientôt confronté à un problème : le budget. Où trouver la somme nécessaire pour la production ? Quelles sont les sources de financement possibles pour votre film ? Nous avons dressé une liste non-exhaustive des aides auxquelles vous pouvez prétendre.

L’ADAMI

Logo de l'ADAMI

L’ADAMI est un « organisme de gestion collective » qui défend les droits des artistes-interprètes en France et à l’international. Son programme d’aide à l’audiovisuel s’applique pour les cas suivants :

  • court-métrage de fiction
  • web création
  • captation de spectacle, festival

Vous pouvez retrouver plus d’informations et des tableaux de critères d’éligibilité à télécharger ici.

Arte France Cinema

logo arte

Arte France a créé sa filiale Arte France Cinéma pour co-produire une vingtaine de films d’auteur de cinéma chaque année. Les projets retenus sont pré-achetés par la chaîne ensuite.

Il y a plusieurs thèmes possibles :

  • Arts et Spectacles
  • Cinéma
    • Coproduction – Longs-métrages
    • Achat – Longs-métrages
    • Courts, moyens-métrages et séries courtes
  • Découverte et connaissance
  • Fiction
  • Société et culture
  • Productions web

Le CNAP

Le Centre National des Arts Plastiques (CNAP) est un établissement public du Ministère de la Culture. Il a pour mission de soutenir la création et de promouvoir la culture artistique contemporaine sous toutes ses formes.

Son programme de soutien à la création comporte la catégorie « Image/mouvement », qui a pour but de soutenir les maisons de productions. Plus précisément, le Cnap « apporte un soutien financier aux productions audiovisuelles qui établissent un lien entre cinéma et arts plastiques et ne s’inscrivent pas d’emblée dans le secteur de l’industrie cinématographique. » Vous pouvez retrouver toutes les modalités de candidature ici.

Le CNC

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Le CNC (Centre National du cinéma et de l’image animée) propose des aides spécifiques pour tous les aspects d’un projet cinématographique.

  • Scénario
  • Production
  • Distribution
  • Exploitation
  • Exportation
  • Diffusion
  • Court-métrage
  • Livre édition

Le site propose également un guide des aides du CNC que vous pouvez télécharger en format pdf ici.

L’EACEA

L’Agence exécutive « Éducation, audiovisuel et culture » (EACEA) est rattachée à la Commission Européenne et « gère les fonds destinés à l’éducation, à la culture, à l’audiovisuel, au sport, à la citoyenneté et au volontariat. » Elle dispose d’un programme nommé « Europe créative » qui a pour but de soutenir les initiatives culturelles et audiovisuelles en Europe.

Son sous-programme MEDIA soutient le développement, la production et la distribution dans le secteur de l’audiovisuel. Il contient de nombreuses catégories, dont :

Eurimages

Logo Eurimages

Eurimages est le Fonds culturel du Conseil de l’Europe. Le budget annuel s’élève à 26 millions d’euros. Sont éligibles les films de fiction, d’animation et les documentaires. Eurimages propose 5 programmes de soutien :

  • Coproduction
  • Distribution
  • Exploitation
  • Promotion
  • Égalité entre hommes et femmes

Le FCM

Logo FCM

Le Fonds pour la Création Musicale (FCM) est une association qui assiste la création musicale sous toutes ses formes. Cela comprend notamment une dimension plus audiovisuelle, comme un clip vidéo par exemple. Vous pouvez retrouver tout les critères d’éligibilité dans la section « Musique en images ».

La Fondation GAN pour le cinéma

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Fondée par le Gan (filiale de Groupama), la Fondation est un partenaire privé du cinéma français depuis plus de 30 ans. L’une des tâches de la Fondation a été la restauration de nombreux films. Depuis 2014, elle propose 2 programmes :

La Fondation Jean-Luc Lagardère

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Elle fait partie du grand groupe éponyme et propose de nombreuses bourses pour soutenir la création artistique. Attention, celles-ci s’adressent aux professionnels de la culture et des médias de moins de 30 ans ! Les bourses qui peuvent vous concerner sont :

Le FSDIE

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Organisme public, le Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes soutient les projets désireux d’améliorer la vie étudiante. Cela comprend aussi une dimension artistique et créative. Le FSDIE est alimenté en partie par les droits de scolarité acquittés par les étudiants auprès de leur université. Le fonds ne peut bien entendu pas financer toutes les initiatives étudiantes et a donc recours à un appel à candidatures chaque année auprès des universités.

C’est aux universités d’informer les étudiants sur l’existence de ce fonds et sur les procédures à suivre pour déposer un dossier de candidature. Mais vous pouvez en apprendre davantage sur le fonctionnement de cet appel à projets via cet article de l’Étudiant.

Le GREC

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Le Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques « produit de premiers courts-métrages – fiction, expérimental, film d’art, animation, essai – en veillant à leur caractère singulier et innovant. » Il a le soutien du CNC et a développé des partenariats avec des studios de production ou des résidences, par exemple.

Pour voir leurs différents appels à projets, c’est ici !

L’IFCIC

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L’Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC) est « un établissement de crédit spécialisé dans le financement du secteur culturel ». Il appartient à l’Etat et au groupe Bpifrance (49%) et à un actionnariat privé constitué de la majorité des banques établies en France (51%). Il propose deux solutions pour soutenir les entreprises culturelles : la garantie bancaire et le prêt.

L’IFCIC propose une catégorie « Cinéma et industrie de l’image » qui comprend les sous-catégories suivantes :

Financements par régions

Il existe des sources de financements mises en place par les collectivités pour soutenir et dynamiser la création à l’échelle régionale. Retrouvez toutes les aides proposées par les collectivités territoriales grâce à cette carte interactive du Ciclic Centre-Val de Loire. (Mise à jour annuelle)


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Créer du conflit dans son scénario

Créer du conflit dans son scénario

Un scénario se construit autour d’un problème qui amène tensions et situations de conflit. Mais comment créer et développer un conflit solide dans son scénario ? LightyShare vous donne quelques conseils d’écriture !

Via la très intéressante chaîne de Tyler Mowery (en anglais) sur Youtube.

Le processus pour créer du conflit commence bien avant l’écriture du scénario

Revenons tout d’abord aux fondements. Votre film raconte une histoire. Contrairement à ce que l’on aurait tendance à penser, cette histoire ne parle PAS d’un concept. Pour reprendre l’exemple de la vidéo, Inception n’est pas une histoire d’implantation d’idées dans l’inconscient. Le film raconte l’histoire d’un père de famille qui est prêt à tout pour retourner auprès de sa famille — de ses enfants. L’histoire de votre film, c’est donc l’histoire de personnages qui se débrouillent tant bien que mal pour tracer leur chemin dans la vie. Un film parle d’amour, de passion, de dépression, de vengeance… Comme chacun d’entre nous, chaque personnage est mû par des valeurs et des croyances. Ce sont précisément ces valeurs ou croyances qui vont servir à créer un conflit entre les différents protagonistes.

Mais comment bien amener les divergences d’opinions des personnages dans le scénario ? Commencez déjà par vous focaliser sur les personnages. Comme pour l’écriture des dialogues, il est impératif d’avoir développé ses personnages en amont. Quels sont leurs goûts, leurs intérêts, leurs valeurs… Prenez votre personnage principal (en général, l’attention est portée sur un seul protagoniste) et développez-le. Puis prenez les personnages secondaires. Leurs propres valeurs et croyances vont potentiellement différer de celles du personnage principal : c’est la source de conflit.

Exemple : Batman et le Joker. Comme expliqué dans la vidéo, Batman croit en la loi, la justice et la morale. Le Joker rejette quant à lui le système judiciaire et législatif. Pour lui, l’humanité est proche de sa ruine et se voile la face en se cachant derrière ces systèmes.

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Créer une tension constante pour maintenir le conflit tout au long du film

Une fois que les personnages sont dressés dans toute leur complexité et que leurs relations sont établies, une autre question se pose. Comment cultiver la tension (et l’attention) de manière à garder un intérêt constant pour le conflit ?

La réponse est : le développement du personnage. Au début de chaque intrigue, le personnage principal dans sa condition initiale ne peut pas contrer la force antagoniste qui s’oppose à lui. Il doit faire face à de petits challenges (dans un récit, on appelle cela les péripéties) qui lui permettront d’évoluer avant de se mesurer au principal antagoniste. Le personnage principal doit d’abord faillir, ce qui le pousse dans ses retranchements. Il ne pourra atteindre son but qu’en repoussant ses limites, et parfois au prix de sacrifices. Par exemple, dans la saga The Hunger Games, Katniss sort victorieuse de son combat contre le Capitole mais assiste, impuissante, à la mort de sa petite soeur Primerose.

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Le personnage évolue au cours du récit en fonction des challenges auxquels il est confronté. La psychologie du personnage change, au point parfois de remettre en question ses valeurs et croyances, qui le définissaient au début.

Exemple : The Truman Show. Le personnage principal, Truman Burbank, pense qu’il vit « dans la vraie vie », avant de découvrir que son monde n’est qu’une gigantesque mise en scène. Ses croyances sont mises à mal, et ses découvertes vont redéfinir sa personne. Auparavant insouciant et heureux, il devient ensuite momentanément nerveux et paranoïaque, puis téméraire et déterminé à découvrir le monde extérieur.

Une série d’objectifs mineurs à la difficulté croissante

Robert McKee, professeur d’écriture créative, parle de « complications progressives ». Selon lui, l’intrigue doit consister en une série de challenges à la complexité croissante, jusqu’à atteindre une apothéose que le spectateur ne puisse imaginer autre que telle. Robert McKee définit ces péripéties comme des objectifs mineurs (scene-objective) à atteindre, ils durent le temps d’une séquence. Selon Robert McKee, ces objectifs mineurs doivent êtres indiqués au début de la scène. Ils sont cependant à distinguer de l’objectif principal (super-objective) du film. En outre, les challenges qui se présentent au personnage principal doivent le pousser toujours plus dans ses retranchements, l’amener à dépasser ses limites. Acculé, il ne peut plus faire marche arrière et doit donc se surpasser pour s’en sortir. Chaque péripétie provoque ainsi un pic de tension qui permet de faire vivre le récit.

Exemple : le Seigneur des Anneaux. Le personnage principal est Frodon. Son objectif principal est de détruire l’Anneau Unique en le jetant dans un cratère situé dans le Mordor, la contrée de l’antagoniste. Tout au long du récit, des péripéties d’ordre croissant les poussent lui et ses amis dans leurs retranchements. L’avenir de leur monde est en jeu, ils ne peuvent pas reculer. La tension monte ainsi de manière constante jusqu’à atteindre l’apothéose où Frodon, Sam et Gollum se disputent au bord du précipice et de la lave en fusion, tandis que leurs amis livrent une bataille aussi désespérée qu’acharnée contre les Orcs de Sauron.

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On résume :

  • La complexité des personnages, étudiée en amont de l’écriture du scénario, permet de fournir les bases du conflit
  • Le conflit prend sa source des divergences entre les valeurs fondamentales des différents personnages
  • Le conflit et la tension se maintiennent par des péripéties à la difficulté croissante, qui permettent de faire évoluer le personnage principal

Et voilà, vous êtes maintenant parés pour écrire (entre autres) de véritables thrillers, à l’intrigue aussi complexe que captivante !


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3 astuces pour donner du rythme à son montage

3 astuces pour donner du rythme à son montage

En post-production, il faut agencer les séquences et/ou les plans de manière à créer un certain effet de dynamisme. Voici les conseils de Nicolas Burnage, réalisateur et membre LightyShare, pour donner du rythme à un montage vidéo.

1- Le Jump Cut

Le Jump Cut consiste à couper plusieurs passages dans un même plan pour dynamiser l’image. Nicolas différencie 2 types de Jump Cut. Le premier est « temporel », car la découpe du plan crée des petites ellipses temporelles dans l’action. Et l’autre est « spacial » : on fait varier l’échelle des différentes découpes du plan. Passer d’un détail de l’image à un plan large, ou vice-versa, donnera du dynamisme à votre montage.

2- Monter au rythme de la musique

Une astuce qui peut sembler évidente mais qui fonctionne bien. Vous pouvez repérer les temps « forts » de votre musique à l’oreille, ou les faire apparaître sur Premiere grâce à l’option « Afficher le signal audio ». Pour ce qui est du montage à proprement parler, vous pouvez répartir vos différents plans en fonction des temps de la musique à l’aide de marqueurs. (cf. la vidéo pour voir les explications étape par étape)

3- Utiliser des prises ratées

Une technique singulière qui peut donner un effet assez original en fonction du style de la vidéo que vous montez. En effet, les prises floues ou avec des mouvements caméra ratés viendront créer une rupture entre les prises réussies. Cela donne du rythme au montage vidéo. Mais attention cependant à ne pas les laisser trop longtemps : l’idée est que le spectateur ne remarque pas que la prise est ratée. Quelques images (5 à 10 par exemple) suffisent.

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Nicolas publie régulièrement des vidéos sur des astuces ou techniques de montage sur sa chaîne Youtube. Celle-ci contient également une série de vidéos d’introduction à Premiere Pro, qui vous pouvez retrouver ici.


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