Découvrez le travail et le parcours de notre membre LightyShare Coline Gascon, entre mode, beauté, luxe & projets artistiques.

Tout d’abord, est-ce que tu pourrais me raconter un peu ton parcours ?

J’ai commencé en tant que directrice artistique dans le secteur de la publicité. Un jour lors d’un shooting, j’ai réalisé que j’avais moi aussi envie de produire du contenu créatif. J’ai donc commencé à prendre des cours de photographie, puis j’ai profité d’un séjour d’un an en Australie pour constituer un portfolio. Retournée en France, cela fait maintenant trois ans que j’exerce le métier de photographe dans le domaine de la mode, la beauté et le luxe.

Je pense que j’ai toujours eu envie de devenir photographe. Je ne me sentais simplement pas prête à franchir le pas. Être directrice artistique m’aide aussi, car je parle le même langage que les clients. Photographe et directrice artistique, c’est une double-casquette qui me plaît beaucoup.

Donc tu as décidé de suivre ta passion, en quelque sorte…

Je n’ai clairement pas choisi cette voie pour l’argent, la notoriété… La photo, c’est un moyen de m’exprimer. Je trouve que ce métier apporte quelque chose de positif pour moi et pour les autres. J’essaie de garder un esprit positif et ouvert quand je travaille et quand je manage mon équipe. Quand les gens sont heureux, ils produisent mieux.

J’aime également photographier l’humain, car il y a une connexion qui s’instaure entre le photographe et le modèle. J’aime sublimer la personne, faire ressortir sa beauté, surtout dans mes projets personnels. Et si elle ressort contente de cette expérience, je pense que mon travail est accompli.

Ce que j’aime dans la photo, c’est qu’il y a une sorte de temporalité figée qu’on ne retrouve pas dans la vidéo. Une vidéo est en quelque sorte ancrée dans la réalité, c’est une séquence mouvante que l’on peut suivre. La photo, c’est un instant. Il faut arriver à capturer les émotions, les sensations en un instant, c’est un travail vraiment intéressant. Et dans l’image commerciale aussi, l’intérêt est de transmettre un certain message, il faut qu’il soit compris par le biais d’une image.

“C’est important de garder une dimension de partage, d’ailleurs c’est pour ça que j’aime beaucoup votre plateforme”

Tu évolues dans le domaine de la mode, de la beauté et du luxe…

Je travaille surtout dans le domaine de la mode, dans l’image commerciale. J’ai toujours été attirée par le tissu, l’association de vêtements. Mais au-delà de ça, ce qui me plaît beaucoup c’est le travail d’équipe. Je manage plusieurs corps de métiers tout en profitant de leur expérience. L’équipe partage ses compétences pour créer l’image, et c’est ça que j’aime. On ne fait jamais une image seul(e). Chaque personne est essentielle à sa construction. C’est important de garder une dimension de partage, d’ailleurs c’est pour ça que j’aime beaucoup votre plateforme. Elle me permet de rencontrer d’autres personnes. En soi, nous autres photographes, nous ne nous rencontrons jamais.


Es-tu la directrice artistique en charge sur tes projets ?

Je m’occupe de la direction artistique sur tous mes projets. Soit je suis en charge, soit je travaille en collaboration avec un autre directeur artistique. Les clients viennent justement me voir pour cette double-casquette. Certains ont des ébauches d’idées donc je traite directement avec eux pour construire un concept créatif. Parfois les marques commencent, ou changent d’identité, là je travaille avec elles en tant que directrice artistique. Dans ce cas, comme c’est un travail sur l’identité de marque, on ne va pas shooter tout de suite. Il y a toute une réflexion en amont.

Sinon je travaille pour des agences de pub en tant que prestataire: elles ont donc déjà des idées précises et chartées sur la direction artistique, et font appel à mes services car je corresponds à ce qu’elles recherchent en terme d’images.

Je travaille sur trois ou quatre projets différents par mois. C’est toujours varié en terme de missions et de création. Ca me plait !


Qu’est-ce que tu utilises généralement comme matériel ?

Je travaille majoritairement avec mon Canon 5D Mark III. C’est du matériel que je maîtrise bien. Parfois, je loue d’autres équipements. Du côté technique, je n’ai pas de problème à apprendre le fonctionnement d’un autre boitier. Je suis toujours plutôt curieuse de tester différents modèles. J’ai aussi parfois shooté en argentique pour certains projets.

Tu as des projets personnels aussi, je suppose ?

Oui, j’en ai ! En général j’essaie de travailler les idées en profondeur. En ce moment, je travaille sur une série de photos sur la femme. Je caste des femmes dans la rue, de tous types d’âges, d’origines, de corps… J’associe chaque femme à une couleur puis je fais des photos qui sont d’apparence commerciale, de beauté, mais avec des supports de corps qui sont totalement différents de ce qu’on a l’habitude de voir dans la publicité.

Ce projet de femmes est le projet auquel j’ai consacré le plus de temps cette année. J’étais plus intéressée par le fond que par la forme, c’est un projet que j’avais envie de faire depuis longtemps. J’ai été inspirée par mon quotidien, j’entends et je vois trop de femmes autour de moi qui critiquent et sont critiquées… Ce n’est pas leur faute, finalement, parce qu’on ne voit qu’un seul canon de beauté dans les pubs, sur nos écrans, dans les journaux… J’avais vraiment envie de montrer que la beauté est partout, qu’il n’y a pas qu’un seul type de beauté.

L’idée serait d’en faire un portfolio à montrer aux marques après, et peut-être que ça poussera à faire d’autres types de visuels. Je ne suis pas contre le mannequinat, loin de là ! Mais en tant que femme, je trouve ça important de montrer tous types de corps, de morphologies… J’essaie de faire de l’image positive, c’est pour ça que mon travail est assez coloré et plutôt jovial.

“Je pense souvent au spectateur quand je travaille.”

On n’a parlé que de photo pour l’instant, mais est-ce que tu fais aussi de la vidéo ?

J’en fais aussi ! On m’a demandé de réaliser un clip l’année dernière, pour l’artiste Léon. C’était mon premier gros projet vidéo. Ça m’a beaucoup plu car c’est assez proche de la photographie, mais en même temps différent de ce que je fais d’habitude. C’est un projet de plus grande ampleur en terme d’organisation, d’arborescence… J’ai mis du temps à le réaliser d’ailleurs, 6 à 8 mois ! J’ai suivi le projet du début à la fin, donc je voulais bien faire.

Dans ce projet, j’ai fait l’écriture et la réalisation du clip. On m’a laissé carte blanche donc j’ai vraiment pu explorer et apprendre. J’ai travaillé avec des corps de métiers que je ne connaissais pas, et mon travail de photographe m’a aidée aussi. Je pense que ça se voit dans le clip, que je suis photographe. Il y a beaucoup de plans fixes qui s’enchaînent.

La vidéo est un support qui m’intéresse. Je pense développer et explorer ce domaine tranquillement, au gré de projets personnels. J’ai encore beaucoup à apprendre en vidéo.

Je considère la photo et la vidéo comme un outil, car il y a des techniques qui m’intéressent. Je fais beaucoup de cinémagraphes, des gifs, la suite logique c’est la vidéo. Et je pense être amenée à faire pas mal de vidéos à l’avenir, c’est quelque chose qu’on demande de plus en plus aux photographes.

Est-ce que tu as d’autres projets personnels à venir ?

J’aimerais continuer ma série de photos sur les femmes. C’est un projet qui me permet de rencontrer beaucoup de personnes, c’est formidable ! Je pense qu’il pourra durer assez longtemps, car il traite d’une thématique au contenu infini. Je t’ai dit tout à l’heure que je voulais en faire un portfolio, mais pourquoi pas un livre aussi car je commence à avoir beaucoup de portraits… C’est vraiment un sujet qui me plaît, d’ailleurs j’ai envie de continuer à l’explorer en vidéo.


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